Vie quotidienne
Le temps des refuges
Cet été j’ai passé quelques soirées dans des refuges de montagne.
Comme j’aime bien les mots, je suis allée vérifier la définition du mot refuge : lieu où l’on se réfugie pour échapper à un danger/ lieu où se rassemblent des personnes qui s’y sentent acceptées/ abri de haute montagne (le Robert).
Mais aussi : lieu tranquille, oasis, retraite (dictionnaire Larousse).
L’ arrivée au refuge après une journée de marche procure toujours un vif sentiment de soulagement. Au fil des jours, un petit rituel s’instaure : d’abord poser son sac. Se présenter auprès du gardien et vérifier que notre groupe est bien attendu. Troquer les chaussures de randonnée contre une paire de ” crocs ” mis à disposition. Prendre une douche. Et commencer à apprivoiser les lieux.
Il est 16h. C’est le moment de se reposer. D’observer. Il se passe tellement de choses inattendues:
– Tandis que la traite des vaches a commencé, deux enfants en bleu de travail s’affairent autour du lavoir. Leur terrain de jeux paraît sans limites.
– Un petit musée a été installé dans l’ancienne étable. On y découvre des objets du passé : outils agricoles, vieux berceaux… J’essaye d’imaginer comment c’était la vie, à 2000 mètres d’altitude, en 1900.
– Un voyageur égaré arrive à 21h30. Tout le monde dort. Il s’inquiète de ne pas avoir réservé sa place, cherche un endroit pour planter sa tente. Je le rassure.
– Le sommeil tarde à venir. Je contemple la nuit sans nuages. Oh, une étoile filante ! Certaines étoiles, encore lumineuses, n’existent déjà plus. Cela me laisse songeuse.
En cette rentrée, n’oublions pas de préserver pour soi, pour ses proches,des temps et des espaces refuges !